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Ethique implantaire

L’éthique implantaire engage entièrement le praticien

 

Une bonne évaluation de la part du praticien

On assiste à l’heure actuelle à un engouement pour les implants dentaires. Le tapage médiatique sur cette nouvelle technique débouche parfois sur un usage abusif ou mal contrôlé du procédé. L’implant devenant de plus en plus en vogue, les chirurgiens-dentistes sont très sollicités. Ces praticiens doivent cependant avoir un sens sévère de l’éthique implantaire et n’agir que pour la santé de son patient, en dehors de toute considération financière. Ils doivent évaluer de manière objective la méthode qui conviendra le mieux au bien-être de son consultant.

Prescrit et réalisé par un chirurgien dentiste

Un implant ne peut être prescrit et accompli que par des odontostomatologues qui maîtrisent parfaitement les problèmes de l’occlusion dentaire. En outre, ce spécialiste doit avoir de solides connaissances en prothèses pour pouvoir respecter l’éthique implantaire. Si le praticien sollicité ne possède pas les notions qu’il faut, il devra collaborer avec un prothésiste confirmé pour réaliser l’implant.

L’éthique implantaire consiste à ne recourir aux implants que lorsque toutes les perspectives de la prothèse conventionnelle sont épuisées. L’implant ne sera envisagé que s’il s’agit de la seule solution bénéfique pour le patient, eu égard à la pérennité du soin proposé.

Des obligations de moyens et de résultats

Les tribunaux et les experts de certains pays considèrent l’implantologie comme une chirurgie esthétique, plutôt qu’un acte médical. En conséquence, l’éthique implantaire doit être conforme à un certain nombre d’obligations de moyens et de résultats. Les praticiens qui se lancent dans l’implantologie doivent justifier de plusieurs années d’études hospitalo-universitaires, dans la spécialité. En outre, ils doivent être dégagés de toute influence commerciale. Par la suite, il faut qu’ils soient en mesure d’évaluer l’impact de toutes les opérations et d’apprécier l’évolution de l’état du patient. En cas de complications, ils doivent les déceler à temps et appliquer les traitements adéquats.

Les méthodes d’implantologie orale sont actuellement contrôlées par les spécialistes du secteur. La responsabilité du praticien qui place l’implant est totalement engagée dans le choix de la procédure et du matériel utilisés. C’est l’essence même de l’éthique implantaire.

Pour une utilisation à bon escient des techniques d’implantologie, l’ordre des dentistes a déterminé une éthique implantaire.